Beatus Hilarius: présentation

Beatus Hilarius

 L’oeuvre – Le Concert

L’œuvre en projet entièrement originale sera composée par Manolo González de façon tout à fait libre et nouvelle, et pourrait prendre comme support littéraire d’inspiration, des textes extraits des écrits de saint Hilaire lui-même.

La forme Cantate ou Drame liturgique offre(nt) de multiples possibilités d’expression, par l’alternance de récitatifs, d’airs de solistes, chœurs, interludes instrumentaux, etc …

L’œuvre intégrera donc autant les chanteurs solistes, le chœur et des instruments, anciens et modernes : lyre, harpe, psaltérion, organetto, vibraphone, percussion, … Le tout, pensé et composé en vue d’une spatialisation adaptée à l’architecture du lieu (l’église St Hilaire, Poitiers), la mise en lumière ayant également un rôle primordial dans cette fresque, à la fois polyphonique et polychrome.

En tout premier lieu, il s’agira de concevoir l’écriture de l’œuvre dans le but de la réaliser in situ dans l’espace de l’église St-Hilaire, en exploitant largement la disposition des artistes (chanteurs et instrumentistes) dans les multiples espaces qu’offre cette église afin d’en magnifier l’acoustique dans un déploiement maximal. Le chœur bien sûr, le déambulatoire, mais également toutes les absidioles et chapelles latérales, ainsi que les nombreux « escaliers » et diverses travées latérales.

La réalisation s’appliquera à déployer les musiciens aux quatres coins de l’édifice afin d’en faire résonner toutes les voûtes et autres croisées d’ogives, réalisant ainsi une œuvre multi-stéréophonique, tout à fait « moderne », ouverte, épanouie, à l’image du monument.

 

L’Ensemble Absalon et ce projet – Pertinence

S’il fallait argumenter « de la pertinence » d’une création musicale pour cette occasion, et par nos soins, l’Ensemble Absalon, les éléments ne manqueraient pas, et ils seraient « essentiels » ; l’œuvre de saint Hilaire (ses hymnes en particulier) nous est déjà familière puisqu’elle est depuis le IVe siècle (avec St Ephrem « le syriaque » et St Ambroise « de Milan ») vivante et régulière dans le domaine de la musique à travers le Chant Grégorien et notre pratique des musiques médiévales depuis bientôt … 25 ans !

Et chacun sait aujourd’hui, que depuis 25 ans, nous cotoyons régulièrement l’Abbaye de Ligugé et ses frères-moines, dans une fraternité et une amitié riche de collaborations musicales ; nous avons d’ailleurs participé (musicalement) ce samedi 1er novembre de la Toussaint 2014, à l’intronisation ou « investiture » du nouvel Abbé de Ligugé : le frère André-Junien ; et qu’à cette occasion, le Père Longeat est venu chanter quelques Répons avec nous.

On n’oubliera pas non plus que saint Hilaire fut également le maître d’un disciple célèbre : saint Martin, fondateur de cette abbaye de Ligugé. C’est également saint Hilaire qui « installe » saint Martin à Ligugé.

De plus nous saurons aisément évoquer le bourg St-Hilaire dans la ville de Poitiers, depuis le haut moyen-âge car nous travaillons régulièrement sur les répertoires sacrés et profanes du temps de tous « nos Guillaumes », Ducs d’Aquitaine et Comtes de Poitiers, depuis Guillaume V « Le Grand », … puis Guillaume VIII fondateur de Montierneuf, et inhumé en cette église, puis son fils Guillaume IX « le Troubadour », également inhumé à Montierneuf ; ainsi que les nombreux troubadours et musiciens qui séjournèrent à la cour du fils du Troubadour : Guillaume X « le Toulousain », et enfin à la Cour la plus prestigieuse du royaume sous Aliénor d’Aquitaine, et son fils Richard Cœur de Lion.

Enfin, on n’oubliera pas que tous ces Guillaumes, Duc d’Aquitaines étaient tous nommés (d’office) à la charge d’abbé laïc de St Hilaire.

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